Les défenseurs des personnes inculpées dans l'affaire des explosions meurtrières de mars 2012 à Brazzaville ont décidé de boycotter les audiences au tribunal, estimant que "toutes les règles de droit ont été bafouées", a déclaré l'un d'eux samedi à l'AFP.
"Nous sommes convoqués mardi à la chambre d'accusation de la cour d'appel. Mais, nous n'irons pas", a indiqué à l'AFP Me Patrick Delbar du barreau de Lille (France.
L'avocat s'oppose à la saisine par la Cour suprême, "sa saisine est illégale", affirme-t-il.
Dans cette affaire, "toutes les règles de droit ont été bafouées. La justice est sous pression politique. Nous ne sommes pas sûrs que les magistrats seront capables de résister aux pressions", a ajouté l'avocat, qui défend notamment le colonel Marcel Tsourou, ex-secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité.
"Les militaires incarcérés sont des innocents, viendra donc un jour où ils vont prendre une décision", a-t-il affirmé, laissant entendre que les 23 militaires incarcérés pourraient sortir de force.
Vendredi et samedi le dispositif policier semblait se renforcer autour de la maison d'arrêt de Brazzaville où les inculpés sont incarcérés depuis quatorze mois.
Le 4 mars 2012, les explosions dans un dépô t de munitions du camp des blindés à Mpila (quartier est de Brazzaville) avaient fait officiellement près de 300 morts, plus de 2.300 blessés et 17.000 sans abris.
L'enquête avait conduit à l'arrestation d'une trentaine de personnes, dont une vingtaine de militaires. Quatre personnes ont été libérées, 26 sont accusées, dont 23 militaires, notamment pour atteinte à la sûreté de l'Etat et incendie volontaire.
Début mai, le ministre de la Justice, Me Aimé Emmanuel Yoka, a annoncé que l'affaire sera jugée "lorsqu'elle sera mûre", sans plus de précision.
"Nous sommes convoqués mardi à la chambre d'accusation de la cour d'appel. Mais, nous n'irons pas", a indiqué à l'AFP Me Patrick Delbar du barreau de Lille (France.
L'avocat s'oppose à la saisine par la Cour suprême, "sa saisine est illégale", affirme-t-il.
Dans cette affaire, "toutes les règles de droit ont été bafouées. La justice est sous pression politique. Nous ne sommes pas sûrs que les magistrats seront capables de résister aux pressions", a ajouté l'avocat, qui défend notamment le colonel Marcel Tsourou, ex-secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité.
"Les militaires incarcérés sont des innocents, viendra donc un jour où ils vont prendre une décision", a-t-il affirmé, laissant entendre que les 23 militaires incarcérés pourraient sortir de force.
Vendredi et samedi le dispositif policier semblait se renforcer autour de la maison d'arrêt de Brazzaville où les inculpés sont incarcérés depuis quatorze mois.
Le 4 mars 2012, les explosions dans un dépô t de munitions du camp des blindés à Mpila (quartier est de Brazzaville) avaient fait officiellement près de 300 morts, plus de 2.300 blessés et 17.000 sans abris.
L'enquête avait conduit à l'arrestation d'une trentaine de personnes, dont une vingtaine de militaires. Quatre personnes ont été libérées, 26 sont accusées, dont 23 militaires, notamment pour atteinte à la sûreté de l'Etat et incendie volontaire.
Début mai, le ministre de la Justice, Me Aimé Emmanuel Yoka, a annoncé que l'affaire sera jugée "lorsqu'elle sera mûre", sans plus de précision.
www.pagesafrik.info le rendez-vous des stars