France, (Starducongo.com) - Le concert « humanitaire » de JB Mpiana, président du groupe Wenge Musica BCBG, n’a finalement pas eu lieu. Pour diverses raisons liées semble-t-il à la sécurité, les autorités françaises auraient décidé de l’annuler à la joie des Combattants qui s’offrent là un magnifique trophée. Retour sur un conflit qui agite la scène culturelle congolaise.
Les opposants au concert s’offrent une victoire symbolique
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Il faut dire que la tension entre d’une part le producteur d’origine haïtienne Claude Alain et le groupe congolais et d’autre part les combattants avait pris une tournure inquiétante à bien des égards.
Durant des mois, Menaces, injures et défis avaient envahit plusieurs médias et particulièrement la toile qui n’avait pour seule actualité ce conflit qui disait bien son nom, relevant au second plan le très polémiste Koffi Olomide et son ennemi intime l’honorable Zakarie Bababaswe.
En Europe, on promettait du « sang et l’apocalypse » alors qu'au Congo succès et réussite étaient mis en avant, au désespoir des Congolais et de nombreux amoureux de la musique congolaise et du groupe installés en France qui ne savaient plus où donner de la tête.
En dépit des conseils et des appels à la raison lancés ici et là, les deux parties campèrent sur leurs positions, au point de donner le tournis à ceux qui jusqu’alors avaient cru comprendre la chose.
JB Mpiana souhaitait se produire au Zénith de Paris dans le cadre un concert qui se voulait « humanitaire ». Son producteur s’y était vraiment mis pour que les choses avancent et que tout soit fin prêt pour le grand rendez-vous. Des annonces, affiches et bannières arboraient déjà certain espaces et sites Internet, tout comme les interventions dans les médias se multipliaient pour rassurer et convaincre ceux qui doutaient encore.
De l’autre côté, on s’organisait également en multipliant des menaces qui resteront jusqu’à très récemment verbales. Cependant, la « bastonnade » du producteur haïtien (ce dernier parle plutôt de menaces verbales) va tout changer : le conflit prend alors une nouvelle tournure.
Une véritable épée de Damoclès
A Kinshasa, on commence à s’inquiéter au point que certaines personnalités s’interrogent sur l’opportunité de ce concert qui devient, du jour au lendemain, une véritable épée de Damoclès pour le groupe kinois et les nombreux fans qui comptaient se rendre à la salle mythique parisienne.
Pourtant, du côté des responsables des lieux l’annulation du concert de JB n’est pas au programme.
Parce qu’il ne se reproche de rien, le camp de Kinshasa maintient son projet : le concert doit avoir lieu. L’annuler, estimaient certains, seraient donner raison à cette bande de « voyous et chômeurs », pour emprunter certaines expressions lues ou entendues ici et là.
C’est ainsi que observateurs et médias voire certains politiques (que d’aucun estimaient être visés par les menaces des combattants) attendaient de voir comment cette guéguerre se terminera.
Finalement, à quelques jours seulement du concert, on apprenait son annulation par la préfecture de Paris.
Bien que satisfaite, la diaspora congolaise- Aile Combattants- se donne rendez-vous sur les lieux du concert pour s’assurer qu’il n’aura pas réellement pas lieu. Et l'on connait la suite.
Faut-il y voir une victoire des Combattants ?
Du côté de Kinshasa, on ne s’avoue pas pour autant vaincu puisqu’une nouvelle date est déjà annoncée : le rendez-vous est repoussé au mois d’avril. Faut-il encore que les mélomanes n’y voient pas un poisson. Et si jamais ce nouveau rendez-vous avait lieu, peut-on espérer voir un concert de réconciliation ? La balle est du côté des protagonistes. En attendant, JB Mpiania doit prendre son mal en patience et sans doute se dire ce n'est qu'une bataille que nous avons perdue (et pas la guerre).
Patricia Engali
redaction@starducongo.com
Durant des mois, Menaces, injures et défis avaient envahit plusieurs médias et particulièrement la toile qui n’avait pour seule actualité ce conflit qui disait bien son nom, relevant au second plan le très polémiste Koffi Olomide et son ennemi intime l’honorable Zakarie Bababaswe.
En Europe, on promettait du « sang et l’apocalypse » alors qu'au Congo succès et réussite étaient mis en avant, au désespoir des Congolais et de nombreux amoureux de la musique congolaise et du groupe installés en France qui ne savaient plus où donner de la tête.
En dépit des conseils et des appels à la raison lancés ici et là, les deux parties campèrent sur leurs positions, au point de donner le tournis à ceux qui jusqu’alors avaient cru comprendre la chose.
JB Mpiana souhaitait se produire au Zénith de Paris dans le cadre un concert qui se voulait « humanitaire ». Son producteur s’y était vraiment mis pour que les choses avancent et que tout soit fin prêt pour le grand rendez-vous. Des annonces, affiches et bannières arboraient déjà certain espaces et sites Internet, tout comme les interventions dans les médias se multipliaient pour rassurer et convaincre ceux qui doutaient encore.
De l’autre côté, on s’organisait également en multipliant des menaces qui resteront jusqu’à très récemment verbales. Cependant, la « bastonnade » du producteur haïtien (ce dernier parle plutôt de menaces verbales) va tout changer : le conflit prend alors une nouvelle tournure.
Une véritable épée de Damoclès
A Kinshasa, on commence à s’inquiéter au point que certaines personnalités s’interrogent sur l’opportunité de ce concert qui devient, du jour au lendemain, une véritable épée de Damoclès pour le groupe kinois et les nombreux fans qui comptaient se rendre à la salle mythique parisienne.
Pourtant, du côté des responsables des lieux l’annulation du concert de JB n’est pas au programme.
Parce qu’il ne se reproche de rien, le camp de Kinshasa maintient son projet : le concert doit avoir lieu. L’annuler, estimaient certains, seraient donner raison à cette bande de « voyous et chômeurs », pour emprunter certaines expressions lues ou entendues ici et là.
C’est ainsi que observateurs et médias voire certains politiques (que d’aucun estimaient être visés par les menaces des combattants) attendaient de voir comment cette guéguerre se terminera.
Finalement, à quelques jours seulement du concert, on apprenait son annulation par la préfecture de Paris.
Bien que satisfaite, la diaspora congolaise- Aile Combattants- se donne rendez-vous sur les lieux du concert pour s’assurer qu’il n’aura pas réellement pas lieu. Et l'on connait la suite.
Faut-il y voir une victoire des Combattants ?
Du côté de Kinshasa, on ne s’avoue pas pour autant vaincu puisqu’une nouvelle date est déjà annoncée : le rendez-vous est repoussé au mois d’avril. Faut-il encore que les mélomanes n’y voient pas un poisson. Et si jamais ce nouveau rendez-vous avait lieu, peut-on espérer voir un concert de réconciliation ? La balle est du côté des protagonistes. En attendant, JB Mpiania doit prendre son mal en patience et sans doute se dire ce n'est qu'une bataille que nous avons perdue (et pas la guerre).
Patricia Engali
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