Si le Sénégal a son île de Gorée, le Bénin son port d’Ouidah..., le Congo s’apprête à construire son musée de l’Histoire de l’esclavage au port d’embarquement de Loango, où les hommes valides ont quitté l’Afrique pour un voyage sans retour.
Le ministre de la Culture et des Arts, Jean Claude Gakosso, y a effectué en novembre un voyage pour voir le lieu où sera implanté ce musée, dont les travaux débuteront cette année. C’est l’un des projets phares de 2014, qui ne fait pas oublier l’année 2013 ---riche culturellement
Le projet la « Route de l’esclave » est un projet international qui date de 1998. C’est l’Unesco, institution internationale des Nations unies pour la culture, la science et l’éducation, qui a voulu raconter l’histoire de l’esclavage, qui a fait tellement de ravages dans beaucoup des pays, notamment africains.
Pour cette organisation, la « Route de l’esclave » ou la traite négrière ne doivent plus être vues en termes de lamentations pour les pays qui ont subi l’esclavage. Certes, la traite négrière et la colonisation ont causé du tort à l’Afrique et aux Africains, ce qui explique d’ailleurs le complexe que les Noirs peuvent avoir envers des Blancs, ou les colonisés envers les colonisateurs.
Pourquoi la « Route de l’esclave » ? Parce que les pistes suivies par les esclaves doivent être considérées comme des pistes pour la mémoire pour le monde entier.
C’est pourquoi, le Congo, qui est pays membre de l’Unesco, et qui a vu ses fils valides déportés vers l’Europe et l’Amérique pour un voyage sans retour, a entrepris de construire un musée de l’Histoire de l’esclavage à Loango, dans le département du Kouilou, dont les travaux débutent cette année. La construction de cet édifice s’inscrit dans le cadre de ce projet de la « Route de l’esclave ».
Une fois ce musée construit, l’Unesco pourra le classer au patrimoine mondial ; ce qui lui procurera des avantages, tels que des assistances matérielle, humaine, et financière. Et le site deviendra alors une destination touristique ou patrimoniale protégée.
Les sites majeurs à protéger
À propos des sites à classer dans le patrimoine mondial de l’Unesco, en 2008, le Congo a envoyé une liste indicative à l’organisation pour protéger les sites majeurs, parmi lesquels figurent le port d’embarquement des esclaves à Loango ; la cité royale de Mbé ; et les trois sites naturels : le parc naturel de Conkouati ; le parc d’Odzala et Nouabalé-Ndoki. Parmi ces trois sites, un a déjà été classé au patrimoine mondial : il s’agit de la tri-nationale Sangha, Nouabalé-Ndoki. Ce classement lui confère dorénavant une protection.
Le directeur général du patrimoine et des archives, Samuel Kidiba, nous a rappelé que le Congo avait voté une loi en 2010 qui protège les sites naturels et culturels. Ce qui est une grande avancée pour le pays.
En ce qui concerne le Congo, Samuel Kidiba, précise que c’est en 2002 que des propositions ont été faites au ministre de la Culture et des Arts pour que les deux pistes de l’esclave soient reconnues.
Premièrement, la piste de la route Brazzaville-Pointe-Noire qui est reliée par la piste navale du fleuve Congo, parce que les esclaves sont venus par le fleuve du nord Congo, de la RDC, du Cameroun, de la RCA et même du Tchad, et ont débarqué derrière la Mairie centrale de Brazzaville, au port Léon. C’est de là qu’ils prenaient la route pour Pointe-Noire, celle suivie par le chemin de fer Congo océan (CFCO). Le CFCO n’est autre que la piste des caravanes au Congo.
La deuxième piste est celle du sud-ouest qui part de la Cuvette ouest jusqu’à la Lékoumou pour aboutir à Loango. Au niveau international, il y a celle dite de Mayoumba qui part du Gabon, puisque les esclaves du Gabon sont venus aussi à Loango. En plus de celle de Mayoumba, il y a la piste de l’Angola. C’est pourquoi on parle de Kongo avec grand K, parce que les esclaves venaient tous d’Afrique centrale.
Pour le directeur général du patrimoine et des archives, ce projet est en bonne voie. Les contacts ont été pris avec l’Unesco, l’Icom, l’École du patrimoine africain, pour étudier ensemble comment valoriser ce site. Ce projet qui est une volonté du président de la République devrait naître en 2014. En février 2013, le chef de l’État avait invité les séminaristes venus pour le festival Étonnants Voyageurs à visiter le site de Loango.
Pour cette année 2014, outre le Musée national de Loango, d’autres projets sont prévus, tels que la cité royale de Mbé, le palais de la culture…
L’année 2014 sera également marquée par la commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale de 1914-1918. La localité de Mbirou, située au nord du Congo, dans le département de la Sangha, sera à l’honneur. Un grand projet y sera développé, précisait en décembre 2013 l’ambassadeur d’Allemagne en République du Congo, Thomas Strieder, lors de l’entretien qu’il avait eu avec la directrice générale du mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza, Bélinda Ayessa. Ce petit village de Mbirou a été le théâtre de combats entre soldats français et allemands. Une stèle à leur mémoire est érigée depuis 1915 sur le lieu même où sont tombés ces soldats (...)
Bruno Okokana et le Service culture
Le projet la « Route de l’esclave » est un projet international qui date de 1998. C’est l’Unesco, institution internationale des Nations unies pour la culture, la science et l’éducation, qui a voulu raconter l’histoire de l’esclavage, qui a fait tellement de ravages dans beaucoup des pays, notamment africains.
Pour cette organisation, la « Route de l’esclave » ou la traite négrière ne doivent plus être vues en termes de lamentations pour les pays qui ont subi l’esclavage. Certes, la traite négrière et la colonisation ont causé du tort à l’Afrique et aux Africains, ce qui explique d’ailleurs le complexe que les Noirs peuvent avoir envers des Blancs, ou les colonisés envers les colonisateurs.
Pourquoi la « Route de l’esclave » ? Parce que les pistes suivies par les esclaves doivent être considérées comme des pistes pour la mémoire pour le monde entier.
C’est pourquoi, le Congo, qui est pays membre de l’Unesco, et qui a vu ses fils valides déportés vers l’Europe et l’Amérique pour un voyage sans retour, a entrepris de construire un musée de l’Histoire de l’esclavage à Loango, dans le département du Kouilou, dont les travaux débutent cette année. La construction de cet édifice s’inscrit dans le cadre de ce projet de la « Route de l’esclave ».
Une fois ce musée construit, l’Unesco pourra le classer au patrimoine mondial ; ce qui lui procurera des avantages, tels que des assistances matérielle, humaine, et financière. Et le site deviendra alors une destination touristique ou patrimoniale protégée.
Les sites majeurs à protéger
À propos des sites à classer dans le patrimoine mondial de l’Unesco, en 2008, le Congo a envoyé une liste indicative à l’organisation pour protéger les sites majeurs, parmi lesquels figurent le port d’embarquement des esclaves à Loango ; la cité royale de Mbé ; et les trois sites naturels : le parc naturel de Conkouati ; le parc d’Odzala et Nouabalé-Ndoki. Parmi ces trois sites, un a déjà été classé au patrimoine mondial : il s’agit de la tri-nationale Sangha, Nouabalé-Ndoki. Ce classement lui confère dorénavant une protection.
Le directeur général du patrimoine et des archives, Samuel Kidiba, nous a rappelé que le Congo avait voté une loi en 2010 qui protège les sites naturels et culturels. Ce qui est une grande avancée pour le pays.
En ce qui concerne le Congo, Samuel Kidiba, précise que c’est en 2002 que des propositions ont été faites au ministre de la Culture et des Arts pour que les deux pistes de l’esclave soient reconnues.
Premièrement, la piste de la route Brazzaville-Pointe-Noire qui est reliée par la piste navale du fleuve Congo, parce que les esclaves sont venus par le fleuve du nord Congo, de la RDC, du Cameroun, de la RCA et même du Tchad, et ont débarqué derrière la Mairie centrale de Brazzaville, au port Léon. C’est de là qu’ils prenaient la route pour Pointe-Noire, celle suivie par le chemin de fer Congo océan (CFCO). Le CFCO n’est autre que la piste des caravanes au Congo.
La deuxième piste est celle du sud-ouest qui part de la Cuvette ouest jusqu’à la Lékoumou pour aboutir à Loango. Au niveau international, il y a celle dite de Mayoumba qui part du Gabon, puisque les esclaves du Gabon sont venus aussi à Loango. En plus de celle de Mayoumba, il y a la piste de l’Angola. C’est pourquoi on parle de Kongo avec grand K, parce que les esclaves venaient tous d’Afrique centrale.
Pour le directeur général du patrimoine et des archives, ce projet est en bonne voie. Les contacts ont été pris avec l’Unesco, l’Icom, l’École du patrimoine africain, pour étudier ensemble comment valoriser ce site. Ce projet qui est une volonté du président de la République devrait naître en 2014. En février 2013, le chef de l’État avait invité les séminaristes venus pour le festival Étonnants Voyageurs à visiter le site de Loango.
Pour cette année 2014, outre le Musée national de Loango, d’autres projets sont prévus, tels que la cité royale de Mbé, le palais de la culture…
L’année 2014 sera également marquée par la commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale de 1914-1918. La localité de Mbirou, située au nord du Congo, dans le département de la Sangha, sera à l’honneur. Un grand projet y sera développé, précisait en décembre 2013 l’ambassadeur d’Allemagne en République du Congo, Thomas Strieder, lors de l’entretien qu’il avait eu avec la directrice générale du mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza, Bélinda Ayessa. Ce petit village de Mbirou a été le théâtre de combats entre soldats français et allemands. Une stèle à leur mémoire est érigée depuis 1915 sur le lieu même où sont tombés ces soldats (...)
Bruno Okokana et le Service culture
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