Me Amedée Nganga, l’un des avocats de l’ex-colonel Marcel Ntsourou, est monté au créneau, mardi 11 mars 2014, au cours d’un point de presse qu’il a animé à l’hôtel Auberge de la justice, à Brazzaville. Outre le récit qu’il a fait sur les conditions d’arrestation de son client, aujourd’hui écroué à la Maison d’arrêt, Me Nganga a abordé la situation de Mme Ntsourou et de sa fille âgée de 16 ans, qui ont été arrêtées suite aux événements du 16 décembre 2013.
Se basant sur le principe que la responsabilité pénale est personnelle et individuelle et non collective, l’avocat s’est insurgé contre cette manière de faire, car, selon lui, l’épouse de l’ex-colonel Ntsourou et sa fille ne peuvent pas être placées en détention avec lui qui est concerné dans cette affaire.
Me Amédée Nganga a établi un lien entre l’affaire des explosions du 4 mars 2012 et l’opération armée du 16 décembre 2013 qui a abouti à l’arrestation de l’ex-colonel Marcel Ntsourou, après que celui-ci ait opposé une résistance armée avec un groupe de jeunes civils.
Il a évoqué l’innocence de son client, dans l’affaire des explosions du 4 mars 2012, en disant que lors du procès, «toutes les preuves de son innocence étaient rapportées, ré-apportées, confirmées, recon-firmées». Il s’est appuyé sur le réquisitoire du procureur général qui avait demandé l’acquittement de son client. «Mais enfin, avec un procureur général, ce jour-là assez talentueux, avec un parquet général, avec l’ensemble des parquets talentueux qui ont demandé l’abandon des poursuites et, donc, l’acquittement total, parce que ne lui reconnaissant pas être responsable des faits qui lui étaient reprochés», a-t-il dit.
Après cela, l’avocat a demandé la remise en liberté de Mme Ntsourou et sa fille, ce qui est reproché à l’ex-colonel Ntsourou ne les concerne pas. «Vous êtes au courant que Mme Ntsourou et une mineure sont en prison. Donc, on arrête Mme Ntsourou pour les faits de son mari. Elle est arrêtée avec une mineure de 16 ans. Je veux savoir jusqu’où allons-nous dans ce pays: on commence à arrêter les épouses, ce qui n’a jamais été fait, jusque-là, chez nous», a-t-il déclaré. Il a fait remarquer que cette «jurisprudence, personne ne l’a connaît, parce qu’on connaît quand même le nombre de gens, de personnalités politiques qui ont été arrêtées dans ce pays, mais dont les femmes et les enfants n’ont jamais été arrêtés».
Pour cela, il a demandé le respect de la convention sur les droits des enfants de Washington. Il s’est indigné sur le cas de cette mineure de 16 ans, privée d’école, «parce que, simplement, son père s’appelait Ntsourou et une femme légitime ne devait pas se retrouver dans ces lieux-là, parce que, simplement, elle est la femme de Ntsourou». «Et les femmes de ce pays trouvent ça normal. Mais, si elles commencent à payer les pots cassés de leurs maris, ça veut dire que la responsabilité pénale n’est plus personnelle, n’est plus individuelle, elle devient collective», a-t-il poursuivi.
Face à cette situation, Me Amedée Nganga a appelé les journalistes à relever le défi que les pouvoirs publics respectent les conventions internationales et il a lancé un appel au président de la République, pour que Madame Ntsourou et sa fille de 16 ans soient remises en liberté. Il a plaidé aussi que les avocats puissent «visiter leur client, sans qu’il y ait des empêchements».
Pascal Azad DOKO
Me Amédée Nganga a établi un lien entre l’affaire des explosions du 4 mars 2012 et l’opération armée du 16 décembre 2013 qui a abouti à l’arrestation de l’ex-colonel Marcel Ntsourou, après que celui-ci ait opposé une résistance armée avec un groupe de jeunes civils.
Il a évoqué l’innocence de son client, dans l’affaire des explosions du 4 mars 2012, en disant que lors du procès, «toutes les preuves de son innocence étaient rapportées, ré-apportées, confirmées, recon-firmées». Il s’est appuyé sur le réquisitoire du procureur général qui avait demandé l’acquittement de son client. «Mais enfin, avec un procureur général, ce jour-là assez talentueux, avec un parquet général, avec l’ensemble des parquets talentueux qui ont demandé l’abandon des poursuites et, donc, l’acquittement total, parce que ne lui reconnaissant pas être responsable des faits qui lui étaient reprochés», a-t-il dit.
Après cela, l’avocat a demandé la remise en liberté de Mme Ntsourou et sa fille, ce qui est reproché à l’ex-colonel Ntsourou ne les concerne pas. «Vous êtes au courant que Mme Ntsourou et une mineure sont en prison. Donc, on arrête Mme Ntsourou pour les faits de son mari. Elle est arrêtée avec une mineure de 16 ans. Je veux savoir jusqu’où allons-nous dans ce pays: on commence à arrêter les épouses, ce qui n’a jamais été fait, jusque-là, chez nous», a-t-il déclaré. Il a fait remarquer que cette «jurisprudence, personne ne l’a connaît, parce qu’on connaît quand même le nombre de gens, de personnalités politiques qui ont été arrêtées dans ce pays, mais dont les femmes et les enfants n’ont jamais été arrêtés».
Pour cela, il a demandé le respect de la convention sur les droits des enfants de Washington. Il s’est indigné sur le cas de cette mineure de 16 ans, privée d’école, «parce que, simplement, son père s’appelait Ntsourou et une femme légitime ne devait pas se retrouver dans ces lieux-là, parce que, simplement, elle est la femme de Ntsourou». «Et les femmes de ce pays trouvent ça normal. Mais, si elles commencent à payer les pots cassés de leurs maris, ça veut dire que la responsabilité pénale n’est plus personnelle, n’est plus individuelle, elle devient collective», a-t-il poursuivi.
Face à cette situation, Me Amedée Nganga a appelé les journalistes à relever le défi que les pouvoirs publics respectent les conventions internationales et il a lancé un appel au président de la République, pour que Madame Ntsourou et sa fille de 16 ans soient remises en liberté. Il a plaidé aussi que les avocats puissent «visiter leur client, sans qu’il y ait des empêchements».
Pascal Azad DOKO
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