L’actuel président burundais Pierre Nkurunziza ne briguera pas un 3e mandat à la tête du pays. C’est la résultante du rejet d’un projet de révision constitutionnelle controversé qui aurait permis au président Pierre Nkurunziza de briguer un 3ème mandat et remis en cause la paix encore fragile au Burundi.
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En effet, les députés burundais n’ont pas été emballés par le président sortant qui veut s’offrir un pouvoir à vie.
Les députés burundais dans leur majorité ont rejeté vendredi le projet révision de la constitution introduit par le camp de Pierre Nkurunziza. Ce projet fait déjà l’objet des critiques de l’opposition et de la société civile qui assurent que cette révision aurait remis en cause le partage du pouvoir et le fragile équilibre ethnique entre Tutsi et Hutu dans le pays.
Le parti au pouvoir, Cndd-FDD majoritairement Hutu et qui est majoritaire à l’Assemblée a manqué d’une voix pour faire passer ce texte alors qu’il avait besoin du vote favorable de quatre-cinquièmes des députés soit 85 élus sur 106.
Si ce texte passait, il aurait permis au chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat consécutif, ce que la Constitution actuelle ne permet pas. Cette tentative de révision est à l’origine d’une crise politique entre le parti Tutsi Uprona et le Cndd-FDD, pourtant seul allié politique du parti au pouvoir depuis les dernières élections de 2010.
Le Burundi a retrouvé la stabilité en 2006 après une longue guerre civile grâce à l’accord d’Arusha signé en 2000. Cet accord a institutionnalisé le partage du pouvoir entre la majorité Hutu (85% de la population), aujourd’hui au pouvoir, et la minorité Tutsi (14% des Burundais) qui a longtemps dirigé le pays.
Didier Assogba
Les députés burundais dans leur majorité ont rejeté vendredi le projet révision de la constitution introduit par le camp de Pierre Nkurunziza. Ce projet fait déjà l’objet des critiques de l’opposition et de la société civile qui assurent que cette révision aurait remis en cause le partage du pouvoir et le fragile équilibre ethnique entre Tutsi et Hutu dans le pays.
Le parti au pouvoir, Cndd-FDD majoritairement Hutu et qui est majoritaire à l’Assemblée a manqué d’une voix pour faire passer ce texte alors qu’il avait besoin du vote favorable de quatre-cinquièmes des députés soit 85 élus sur 106.
Si ce texte passait, il aurait permis au chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat consécutif, ce que la Constitution actuelle ne permet pas. Cette tentative de révision est à l’origine d’une crise politique entre le parti Tutsi Uprona et le Cndd-FDD, pourtant seul allié politique du parti au pouvoir depuis les dernières élections de 2010.
Le Burundi a retrouvé la stabilité en 2006 après une longue guerre civile grâce à l’accord d’Arusha signé en 2000. Cet accord a institutionnalisé le partage du pouvoir entre la majorité Hutu (85% de la population), aujourd’hui au pouvoir, et la minorité Tutsi (14% des Burundais) qui a longtemps dirigé le pays.
Didier Assogba
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