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Changement ou non de la Constitution. Le souverain primaire devrait être consulté

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Sibiti, (Starducongo.com) - Les sages et autres notabilités du département de la Lékoumou, ce lundi 6 mai, à Sibiti, ont révélé leur point de vue sur le débat sur la révision ou l’abrogation de la constitution du 20 janvier 2002. Ceci à la faveur d’une rencontre citoyenne qu’ils ont eus avec le Chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso qui séjournait dans la localité.
Changement ou non de la Constitution. Le souverain primaire devrait être consulté
La tradition innovée par le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, il y a 10 ans déjà a donné l’occasion aux sages et autres notabilités de la Lékoumou de proposer au premier magistrat congolais une démarche à suivre, dans le processus pouvant conduire à la révision ou au changement de l’acte fondamentale, actuellement en vigueur au Congo. Il s’agira au Chef de l’Etat, pour ces dépositaires du savoir ancestral et autres cadres de ce département, de consulter le peuple, souverain primaire, seul détenteur du pouvoir, pour réviser ou changer la constitution du 20 janvier 2002.

C’est le sage Samuel Tanga, qui a fait entendre la voix des filles et fils de la Lékoumou. Il a soutenu avec véhémence que la guerre est définitivement terminée dans le pays en général et dans la Lékoumou en particulier ; que la Lékoumou suit sans entrave le processus de son développement et s’ouvre progressivement au reste du pays. A travers un triptyque Samuel Tanga a présenté la situation générale du département, une localité, hôte de la « Municipalisation accélérée cette année. Sur le deuxième volet de son intervention, ce porte-parole des sages, cadres et autres notabilités de la Lékoumou, a fait état de la mécanique constitutionnelle. Pour lui et c’est le point de vue de la Lékoumou la constitution actuelle n’est plus à même de favoriser l’éclosion de la Démocratie et de l’Etat de Droit en République du Congo. Adoptée dans une période post conflit, la loi fondamentale actuelle a fait son temps et a subi l’usure du temps. D’où il faut la changer après consultation du peuple congolais, en tant que souverain primaire, a indiqué Samuel Tanga, exprimant la volonté des populations de la Lékoumou.

D’autres filles et fils de ce département, après lui, ont exprimé le même vœu. Certains ont fait pression au président de la République d’avoir recours à ses prérogatives pour décider du changement de la constitution ; d’autres par contre ont suggéré à Denis Sassou N’Guesso de saisir le parlement ou la Cour Constitutionnelle sur la question.

Changement ou non de la Constitution. Le souverain primaire devrait être consulté
Ces préoccupations exprimées par ces populations ont suscité la réaction du président de la République. Denis Sassou N’Guesso n’est pas allé par quatre chemins. Il s’est inscrit dans une dynamique d’ouverture : « Révision ou changement, peu importe, le débat est ouvert et se déroulera de façon très libre, démocratique. Une seule chose qui ne sera pas acceptée, je dois le dire tout de suite, c’est le recours à la violence, que quelques groupes de partis et associations veulent faire. Je l’ai déjà entendu dans quelques bouches des politiques qui annonceraient le naufrage du pays si l’on devait réviser ou changer la Constitution. Ce naufrage ne se produira pas. Il ne se produira pas. Je le dis avec fermeté parce que notre peuple a déjà beaucoup souffert. Aucun politique n’essaiera, même pas un jour, d’avancer une telle notion. Cette notion ne passera pas. Je me mettrais en rempart devant pour empêcher quiconque d’amener à nouveau ce peuple vers des violences et des souffrances telles que nous avions connues. Cela ne se produira pas. » A travers ces propos, en guise de mise en garde, Denis Sassou N’Guesso a rassuré que le débat est démocratique et il n’y a que le peuple qui devra trancher. Ce n’est nullement le Président de la République, moins encore le Parlement, qui décidera, mais le peuple congolais dans sa diversité et son unité : «Au milieu, il n’y a personne qui pourra empêcher un peuple de décider du sort de son avenir. Il n’y aura personne qui amènera encore la violence dans ce pays. Le débat est ouvert et toutes les opinions sont permises. Je continue d’écouter les opinions qui s’expriment. Je pense qu’il y aura un bon moment où les conclusions seront tirées dans un sens ou dans un autre. Mais, je ne permettrai plus de violence dans ce pays. Parce que, pour moi, c’est une responsabilité historique.»

En outre, cette rencontre citoyenne a été l’espace te le temps propice pour ces représentants de la population de la Lékoumou d’évoquer les questions sociales, portant, essentiellement, sur le manque d’enseignants et de personnel soignant. Une situation de faite, qui oblige les populations à prendre en charge les enseignants vacataires et des secouristes. Le président de la République a reconnu qu’il s’agit là d’un problème réel, qui a était déjà vu au niveau du gouvernement. En conséquence, Denis Sassou N’Guesso a rassuré que les mesures sont prises pour la formation en quantité et en qualité des enseignants et du personnel soignant. Concernant le personnel soignant, plusieurs étudiants sont envoyés à Cuba et dans d’autres pays. Ensuite, le gouvernement est en train d’établir un contact avec les médecins congolais de la diaspora pour leur retour au pays.

Eznez wilguette

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