Les anciens seigneurs de guerre de 1997-1998 continuent à faire la loi à Bacongo, deuxième arrondissement de Brazzaville. Au marché total, ils règnent en maitre et perçoivent chaque jour des milliers de FCFA provenant du droit de stationnement payé dans les parkings de bus et taxi-bus.

A Brazzaville, il y a des choses vécues qui dépassent parfois l’entendement humain. Pour avoir tenu l’arme, certains citoyens deviennent plus forts que l’Etat et bravent sans inquiétude certaines institutions de la République. Les conflits sociopolitiques connus par le Congo en 1997 et 1998 ont fait pour certains d’eux des propriétaires des parkings de stationnement des taxis et taxi-bus.
Des bagarres dans les parkings de stationnement des taxis et taxis bus sont devenues monnaie courante à Brazzaville pour cause de non payement de cette sorte de taxe. Elles opposent souvent les receveurs incrédules et les collecteurs de la prime de stationnement issus des écuries de ces seigneurs de guerre. Aucun véhicule de transport n’échappe à cette obligation. Les contrevenants payent souvent un lourd tribut allant jusqu’à l’interdiction pure et simple du droit de stationnement.
Actuellement, on compte à peu près une dizaine de parkings de stationnement dans tout le marché. Et derrière chaque parking se greffe le nom d’un ancien seigneur de guerre ou des commissaires de police du PSP du marché total . Et le jackpot touché en fin de journée se chiffre en millier de FCFA. Un simple calcul peut simplifier directement les choses pour un parking qui reçoit en moyenne 100 véhicules par jour à raison de 150 FCFA. Les fins du mois sont plus que roses.
L’administrateur maire de Bacongo, impuissant devant ces seigneurs de guerre, ne fait que constater les milliers de FCFA qui lui filent devant sa barbe. Pourtant, le deal pouvait permettre au moins de régler les problèmes d’assainissement et d’érosion qui se posent avec acuité dans sa circonscription. Faire filer chaque année une manne au moins de de 5 millions par année entre les mains des particuliers est plus que suicidaire pour arrondissement comme Bacongo qui manque même d’une salle digne des conférences.
Plus puissants que l’administrateur maire et ne rendant compte à personne, ces anciens seigneurs de guerre jouissent d’une certaine opulence vivant comme de véritables pachas, roulant sur des grosses cylindrés et multipliant maîtresses par- ici et deuxième bureau par-là. Il suffit de faire un tour les dimanches à la banlieue de Brazzaville pour les voir se la couler douce avec l’argent facile.
Brazzaville étant une cité en pleine reconstruction, la municipalité devrait étudier des stratégies pour qu’elle puisse également avoir voix au chapitre. Pourquoi alors ne pas travailler en partenariat avec ces anciens seigneurs de guerre pour un partage de gâteaux. Certes, chaque citoyen congolais demeure conscient que toutes les initiatives prises par le pouvoir municipal n’ont jamais fait long feu. Raison de plus d'associer le privé dans la gestion de la ville.
Comme on le voit, les parkings de stationnement des taxis et taxis bus sont de véritables mines d’or qui peuvent renflouer les caisses de la mairie centrale. D’où la problématique de leur réglementation. Car, en dehors de la prime de stationnement, les transporteurs sont astreints à payer également le droit de balayage fixé à 100 FCFA. Or, toutes ces opportunités échappent à la mairie centrale.
par Olive Jonala
Des bagarres dans les parkings de stationnement des taxis et taxis bus sont devenues monnaie courante à Brazzaville pour cause de non payement de cette sorte de taxe. Elles opposent souvent les receveurs incrédules et les collecteurs de la prime de stationnement issus des écuries de ces seigneurs de guerre. Aucun véhicule de transport n’échappe à cette obligation. Les contrevenants payent souvent un lourd tribut allant jusqu’à l’interdiction pure et simple du droit de stationnement.
Actuellement, on compte à peu près une dizaine de parkings de stationnement dans tout le marché. Et derrière chaque parking se greffe le nom d’un ancien seigneur de guerre ou des commissaires de police du PSP du marché total . Et le jackpot touché en fin de journée se chiffre en millier de FCFA. Un simple calcul peut simplifier directement les choses pour un parking qui reçoit en moyenne 100 véhicules par jour à raison de 150 FCFA. Les fins du mois sont plus que roses.
L’administrateur maire de Bacongo, impuissant devant ces seigneurs de guerre, ne fait que constater les milliers de FCFA qui lui filent devant sa barbe. Pourtant, le deal pouvait permettre au moins de régler les problèmes d’assainissement et d’érosion qui se posent avec acuité dans sa circonscription. Faire filer chaque année une manne au moins de de 5 millions par année entre les mains des particuliers est plus que suicidaire pour arrondissement comme Bacongo qui manque même d’une salle digne des conférences.
Plus puissants que l’administrateur maire et ne rendant compte à personne, ces anciens seigneurs de guerre jouissent d’une certaine opulence vivant comme de véritables pachas, roulant sur des grosses cylindrés et multipliant maîtresses par- ici et deuxième bureau par-là. Il suffit de faire un tour les dimanches à la banlieue de Brazzaville pour les voir se la couler douce avec l’argent facile.
Brazzaville étant une cité en pleine reconstruction, la municipalité devrait étudier des stratégies pour qu’elle puisse également avoir voix au chapitre. Pourquoi alors ne pas travailler en partenariat avec ces anciens seigneurs de guerre pour un partage de gâteaux. Certes, chaque citoyen congolais demeure conscient que toutes les initiatives prises par le pouvoir municipal n’ont jamais fait long feu. Raison de plus d'associer le privé dans la gestion de la ville.
Comme on le voit, les parkings de stationnement des taxis et taxis bus sont de véritables mines d’or qui peuvent renflouer les caisses de la mairie centrale. D’où la problématique de leur réglementation. Car, en dehors de la prime de stationnement, les transporteurs sont astreints à payer également le droit de balayage fixé à 100 FCFA. Or, toutes ces opportunités échappent à la mairie centrale.
par Olive Jonala
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