Silhouette frêle, Jeannot, 80 ans, tutoie l’éternité sur scène. Deux heures durant, sur pied, gestuel de jeune premier, Bombenga W’ewando a gratifié, le 2 octobre dernier, le public du Centre Wallonie Bruxelles, de ses refrains qui ont traversé des époques et que le public reprenait en chœur comme pour célébrer ce chanteur intemporel.

Son Vox Africa rajeuni : deux guitares, une basse, un bongo, deux trompettes restituaient cependant toute la quintessence de la rumba de ces temps-là. Le« maestro » Bombenga a fourni un travail d’architecte, avec des jeunes musiciens comme ces deux souffleurs venus des chorales salutistes et un « chorus » d’une pure harmonie… Respect de minutage, pas de « mabanga », ces cris stridents et exagérés de griots-atalaku… Un travail d’orfèvre présenté dans le cadre de la rubrique Rumba Parade du Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa, en partenariat avec l’Institut National des Arts (INA)
C’est en chœur que le public reprenait les paroles des chansons qui rappellent la fabuleuse carrière de Jeannot : Simone , Bopesa ye liteya , Elodie, mama na Olivier… . Une des caractéristiques de ces chansons : l’usage des quatre langues nationales pour exprimer ses sentiments. Des chansons toujours « contextuées ».
Le public des étudiants de l’INA et autres opérateurs culturels congolais, ainsi que des mélomanes, kinois et européens ont communié avec les musiciens. D’aucuns n’ont pas hésité à claquer les talons pour des pas de danse suaves. Pour certains d’entre elles, Bombenga a raconté les faits. Notamment l’amitié que Lumumba, alors directeur dans une compagnie brassicole, amoureux de la bonne musique congolaise, lui portait. Et lui en retour, a consacré une chanson au « martyr » qu’il a désigné « de façon prémonitoire » comme « héros national ». Dans cette chanson il cite aussi les compagnons d’infortune (Okito, Mpolo) de Lumumba et les victimes de la boucherie de Bakwanga, ces « Kinois » de première heure que sont les Finant (père d’Abeti), Elengesa et autres. Africa Mokili Mobimba c’est de lui aussi. Mais aussi cette chanson sortie sur demande de Kallé Jeef, son patron qui s’était brouillé avec sa chérie : Ilunga Zeferina mwana ya Équateur… Ainsi que Ebale ya Congo ezali lopango te, ezali se nzela, dédiée, à l’origine à Moïse Tshombe que l’African Jazz lui demandera de changer en faveur du fleuve et du pays.
Pour les amoureux des « neiges d’antan », Bombenga continue à prester les vendredis Chez Beki, les dimanches à Bandalungwa, tandis que les samedis sont consacrés à des invitations. Wewando a, par ailleurs, 6 nouveaux titres qui attendent producteur.
Le centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa qui, dans le cadre de Rumba Parade, a déjà reçu Lutumba Simaro, pense organiser (les jours à venir) un festival de Rumba, à l’idée de soutenir l’inscription de la Rumba congolaise dans le patrimoine culturel international sous la férule de l’Unesco.
Claude Buse, Kinshasa, RDC
C’est en chœur que le public reprenait les paroles des chansons qui rappellent la fabuleuse carrière de Jeannot : Simone , Bopesa ye liteya , Elodie, mama na Olivier… . Une des caractéristiques de ces chansons : l’usage des quatre langues nationales pour exprimer ses sentiments. Des chansons toujours « contextuées ».
Le public des étudiants de l’INA et autres opérateurs culturels congolais, ainsi que des mélomanes, kinois et européens ont communié avec les musiciens. D’aucuns n’ont pas hésité à claquer les talons pour des pas de danse suaves. Pour certains d’entre elles, Bombenga a raconté les faits. Notamment l’amitié que Lumumba, alors directeur dans une compagnie brassicole, amoureux de la bonne musique congolaise, lui portait. Et lui en retour, a consacré une chanson au « martyr » qu’il a désigné « de façon prémonitoire » comme « héros national ». Dans cette chanson il cite aussi les compagnons d’infortune (Okito, Mpolo) de Lumumba et les victimes de la boucherie de Bakwanga, ces « Kinois » de première heure que sont les Finant (père d’Abeti), Elengesa et autres. Africa Mokili Mobimba c’est de lui aussi. Mais aussi cette chanson sortie sur demande de Kallé Jeef, son patron qui s’était brouillé avec sa chérie : Ilunga Zeferina mwana ya Équateur… Ainsi que Ebale ya Congo ezali lopango te, ezali se nzela, dédiée, à l’origine à Moïse Tshombe que l’African Jazz lui demandera de changer en faveur du fleuve et du pays.
Pour les amoureux des « neiges d’antan », Bombenga continue à prester les vendredis Chez Beki, les dimanches à Bandalungwa, tandis que les samedis sont consacrés à des invitations. Wewando a, par ailleurs, 6 nouveaux titres qui attendent producteur.
Le centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa qui, dans le cadre de Rumba Parade, a déjà reçu Lutumba Simaro, pense organiser (les jours à venir) un festival de Rumba, à l’idée de soutenir l’inscription de la Rumba congolaise dans le patrimoine culturel international sous la férule de l’Unesco.
Claude Buse, Kinshasa, RDC
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