Rome, (Starducongo.com) - Il se passe des choses étranges au large de l’Italie. Depuis quelques semaines, des passeurs recourent à une nouvelle stratégie permettant aux migrants clandestins de gagner l’Europe et précisément la péninsule italienne par la Méditerranée, donnant ainsi un nouveau visage à l’immigration clandestine par la mer.

Après les canots pneumatiques et les vieux bateaux de pêche, comme mode de transport, des passeurs ont eu la sombre et « ingénieuse » idée d’abonner, à l’approche des côtes italiennes, de centaines de migrants entassés dans d’impressionnants bateaux à la dérive. Destinés, pour la plupart, au fret ou au transport de bétail, ces cargos sont généralement vieux de plus de 40 ans. C’est notamment le cas de l'Ezadeen et du Blue Sky M laissés à la dérive avec à leur bord respectivement 450 et 800 clandestins. Ce qui contraint la marine italienne à intervenir et à secourir les migrants et éviter ainsi des catastrophes.
Cette nouvelle stratégie rapporterait en un temps laps d’importantes ressources aux trafiquants de clandestins, du fait du nombre important de passagers à bord des cargos. Des passeurs qui rançonnent toujours plus les migrants.
Ainsi, selon le pays d’où les migrants sont embarqués et les moyens mis à leur disposition, les passeurs empocheraient des sommes oscillant entre 1.000 et 2.000 dollars par personne, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ce n’est pas tout. Prêts à tout pour fructifier cette activité illégale, certains passeurs taxeraient la traversée de 4.000 à 8.000 dollars par personne, rapportent les autorités italiennes.
Des témoignages de migrants rapportent même que certains passeurs commerceraient à bord des bateaux aliments, eau, gilets de sauvetage et couvertures.
Des activités qui s’ajoutent aux sommes amassées pour la traversée et qui représentent une véritable fortune vu le nombre de passagers embarqués et fait de ces trafiquants de véritables hommes d’affaires. Pire, ce trafic permet à ceux-ci de financer l’affrètement de nouveaux bateaux et leurs équipages.
Mais au-delà de ces sommes astronomiques, ce qui préoccupe nombre d’observateurs et d’organisations, c’est l’ampleur du phénomène et les dangers que les trafiquants font courir aux migrants.
Opérationnel depuis samedi 3 novembre dernier, le nouveau dispositif de contrôle de frontières européennes dénommé «Triton» pourrait rapidement montrer ses failles face à ce phénomène des plus préoccupants.
Conscient du danger que représente cette nouvelle tendance, l’Union européenne a appelé à une action décisive et coordonnée à l'échelle européenne, assurant que la lutte contre le trafic de migrants sera une «priorité absolue» en 2015.
Alain Bouithy
Cette nouvelle stratégie rapporterait en un temps laps d’importantes ressources aux trafiquants de clandestins, du fait du nombre important de passagers à bord des cargos. Des passeurs qui rançonnent toujours plus les migrants.
Ainsi, selon le pays d’où les migrants sont embarqués et les moyens mis à leur disposition, les passeurs empocheraient des sommes oscillant entre 1.000 et 2.000 dollars par personne, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ce n’est pas tout. Prêts à tout pour fructifier cette activité illégale, certains passeurs taxeraient la traversée de 4.000 à 8.000 dollars par personne, rapportent les autorités italiennes.
Des témoignages de migrants rapportent même que certains passeurs commerceraient à bord des bateaux aliments, eau, gilets de sauvetage et couvertures.
Des activités qui s’ajoutent aux sommes amassées pour la traversée et qui représentent une véritable fortune vu le nombre de passagers embarqués et fait de ces trafiquants de véritables hommes d’affaires. Pire, ce trafic permet à ceux-ci de financer l’affrètement de nouveaux bateaux et leurs équipages.
Mais au-delà de ces sommes astronomiques, ce qui préoccupe nombre d’observateurs et d’organisations, c’est l’ampleur du phénomène et les dangers que les trafiquants font courir aux migrants.
Opérationnel depuis samedi 3 novembre dernier, le nouveau dispositif de contrôle de frontières européennes dénommé «Triton» pourrait rapidement montrer ses failles face à ce phénomène des plus préoccupants.
Conscient du danger que représente cette nouvelle tendance, l’Union européenne a appelé à une action décisive et coordonnée à l'échelle européenne, assurant que la lutte contre le trafic de migrants sera une «priorité absolue» en 2015.
Alain Bouithy
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