
Entretien avec un artiste congolais au talent certain, dont le style découle d’un savant mélange entre rythmes africains, zouk, RnB… et mélodieux
Qui est TOP-ONE FRISSON?
Je suis un jeune artiste qui fait de la musique africaine très variée, parce que je touche aussi un peu au RnB, au Zouk et à tout ce qui est mélodieux. Ma carrière solo a commencé en 2008, avec mon premier album «Kimona Meso».
Dans tous ces rythmes auquel tu touches, y a-t-il un, qui te définit le mieux?
A la base, je suis chanteur «de la musique congolaise». Je le formule ainsi, pour parler de l’ensemble des rythmes qui la composent et comme j’ai ce don par la grâce de Dieu, j’arrive à y introduire du mélodieux.
Selon ta biographie, tu as fait tes premiers pas dans la musique en 1987, au Congo, au sein du groupe, Velsy-Kimpiala. Raconte-nous…
En 1987, un oncle Angelou-Chevauchet - qui pour moi est jusqu’à ce jour le meilleur chanteur que le Congo ait jamais eu – a sorti un album intitulé «Ziana» qui faisait un véritable carton. Il est revenu en tournée à Pointe-Noire, où nous nous sommes vus à son hôtel et il a promis passer à la maison pour m’aider à corriger mes textes. Mes amis à l’époque - J’étais encore au lycée - entre autres Sidney Sypers et Lyonnel (actuellement Johnny King (qui est un reggae man international aujourd’hui), sont devenus mes partenaires. A trois, on a fait le groupe Velsy Kimpiala, qui réunissait les premières lettres de nos prénoms et on a rajouté «Kimpiala», car c’était la danse qu’avait promu mon oncle et à la mode à l’époque, un peu pour faire le lien avec Angelou-Chevauchet.
Tu as collaboré avec des grands noms de la musique congolaise et d’ailleurs qui sont-ils?
Je cite souvent Yondo Sister, d’ailleurs on travaille en ce moment sur son nouvel album, Dr Sakis, les cœurs brisés de Dany Engombo, Soulé Ngofoman, j’ai participé aux projets Congo Mania, au projet Haiti Debout, j’ai travaillé avec Damogueez Style, Mister Majestic, Anofela, Teeyah, Kaysha, les Kassav, avec qui on a fait le grand méchant zouk 2006 à Bercy.
Quelle est la rencontre qui t’a le plus marqué?
Je citerais encore Yondo Sister, parce qu'elle est comme une grande sœur, il y a certaines influences de sa musique, quand je fais du Soukous et j’aime bien ses scènes parce qu'elle dégage une chaleur incroyable.
Quelle est ta scène la plus mémorable?
Le plus grand souvenir, c’était en juillet 2012 à Chicago pour les «International Reggae and World Music Awards», où j’ai été lauréat du meilleur artiste Soukous de l’année, devant Papa Wemba, Awilo Longomba. Des grandes stars de la Jamaïque et des Etats-Unis qui étaient présentes… les enfants de Bob Marley, Rita Marley, Tarrus, Rilley, Mutabaruka qui est une légende du reggae… c’était très émouvant! Je citerais aussi le grand méchant zouk avec Kassav à Bercy. Quand tu vois une salle pleine, 20000 personnes accepter de lever les mains, de reprendre tes mélodies quand tu chantes avec eux…ça c’est un autre niveau d’émotion.
Quelques projets au frigo?
En ce moment je travaille sur mon prochain album «KIFULA MPAKA» qui signifie ne jamais abandonner. Deux singles sont déjà en vente sur le Net. Le premier «Je Veux Danser» qui a été un carton durant l’été et le deuxième «Kifula MPaka (Never Give Up)», dont la promotion continue, mais dont on est en train de refaire le clip.
Quelle est ton appréciation d'artiste sur la gestion de la culture et notamment de la musique au Congo?
De loin, j’essaye de regarder un peu. Je regarde d’ailleurs beaucoup Télé Congo. Il y a de bonnes émissions musicales qui étaient diffusées le dimanche et qui ont été enlevées avec la nouvelle grille des programmes. J’ai constaté que tout est improvisé alors je me suis demandé à quoi ça a servi d’enlever ces émissions ? C’est la preuve qu’au Congo on ne prend pas au sérieux la culture. Quand on parle même du projet du Chemin d’avenir, je ne vois pas comment on veut développer la culture ou le sport or, ce sont des éléments qui peuvent asseoir le côté touristique dans un pays. Quand j’étais au Congo, je voyais Kassav, je rêvais d’aller aux Antilles. Aujourd’hui en Afrique la musique congolaise a une place importante, mais on ne connait pas les artistes du Congo Brazzaville, à part Extra Musica. Je pense que le Congo où prend sa source la Rumba est un pays qui «égorge» beaucoup de talents. Un travail pour leur développement serait très important. Ici en France par exemple, on s’arrange à protéger leur culture avec ce système de quotas sur les médias.
Un message à faire passer aux jeunes congolais?
Le conseil que je donnerais aux jeunes congolais est de travailler dur et d’être plus ouvert aux autres artistes, sans pourtant perdre leur âme.
Par Monique-Rachel Kesseng
Qui est TOP-ONE FRISSON?
Je suis un jeune artiste qui fait de la musique africaine très variée, parce que je touche aussi un peu au RnB, au Zouk et à tout ce qui est mélodieux. Ma carrière solo a commencé en 2008, avec mon premier album «Kimona Meso».
Dans tous ces rythmes auquel tu touches, y a-t-il un, qui te définit le mieux?
A la base, je suis chanteur «de la musique congolaise». Je le formule ainsi, pour parler de l’ensemble des rythmes qui la composent et comme j’ai ce don par la grâce de Dieu, j’arrive à y introduire du mélodieux.
Selon ta biographie, tu as fait tes premiers pas dans la musique en 1987, au Congo, au sein du groupe, Velsy-Kimpiala. Raconte-nous…
En 1987, un oncle Angelou-Chevauchet - qui pour moi est jusqu’à ce jour le meilleur chanteur que le Congo ait jamais eu – a sorti un album intitulé «Ziana» qui faisait un véritable carton. Il est revenu en tournée à Pointe-Noire, où nous nous sommes vus à son hôtel et il a promis passer à la maison pour m’aider à corriger mes textes. Mes amis à l’époque - J’étais encore au lycée - entre autres Sidney Sypers et Lyonnel (actuellement Johnny King (qui est un reggae man international aujourd’hui), sont devenus mes partenaires. A trois, on a fait le groupe Velsy Kimpiala, qui réunissait les premières lettres de nos prénoms et on a rajouté «Kimpiala», car c’était la danse qu’avait promu mon oncle et à la mode à l’époque, un peu pour faire le lien avec Angelou-Chevauchet.
Tu as collaboré avec des grands noms de la musique congolaise et d’ailleurs qui sont-ils?
Je cite souvent Yondo Sister, d’ailleurs on travaille en ce moment sur son nouvel album, Dr Sakis, les cœurs brisés de Dany Engombo, Soulé Ngofoman, j’ai participé aux projets Congo Mania, au projet Haiti Debout, j’ai travaillé avec Damogueez Style, Mister Majestic, Anofela, Teeyah, Kaysha, les Kassav, avec qui on a fait le grand méchant zouk 2006 à Bercy.
Quelle est la rencontre qui t’a le plus marqué?
Je citerais encore Yondo Sister, parce qu'elle est comme une grande sœur, il y a certaines influences de sa musique, quand je fais du Soukous et j’aime bien ses scènes parce qu'elle dégage une chaleur incroyable.
Quelle est ta scène la plus mémorable?
Le plus grand souvenir, c’était en juillet 2012 à Chicago pour les «International Reggae and World Music Awards», où j’ai été lauréat du meilleur artiste Soukous de l’année, devant Papa Wemba, Awilo Longomba. Des grandes stars de la Jamaïque et des Etats-Unis qui étaient présentes… les enfants de Bob Marley, Rita Marley, Tarrus, Rilley, Mutabaruka qui est une légende du reggae… c’était très émouvant! Je citerais aussi le grand méchant zouk avec Kassav à Bercy. Quand tu vois une salle pleine, 20000 personnes accepter de lever les mains, de reprendre tes mélodies quand tu chantes avec eux…ça c’est un autre niveau d’émotion.
Quelques projets au frigo?
En ce moment je travaille sur mon prochain album «KIFULA MPAKA» qui signifie ne jamais abandonner. Deux singles sont déjà en vente sur le Net. Le premier «Je Veux Danser» qui a été un carton durant l’été et le deuxième «Kifula MPaka (Never Give Up)», dont la promotion continue, mais dont on est en train de refaire le clip.
Quelle est ton appréciation d'artiste sur la gestion de la culture et notamment de la musique au Congo?
De loin, j’essaye de regarder un peu. Je regarde d’ailleurs beaucoup Télé Congo. Il y a de bonnes émissions musicales qui étaient diffusées le dimanche et qui ont été enlevées avec la nouvelle grille des programmes. J’ai constaté que tout est improvisé alors je me suis demandé à quoi ça a servi d’enlever ces émissions ? C’est la preuve qu’au Congo on ne prend pas au sérieux la culture. Quand on parle même du projet du Chemin d’avenir, je ne vois pas comment on veut développer la culture ou le sport or, ce sont des éléments qui peuvent asseoir le côté touristique dans un pays. Quand j’étais au Congo, je voyais Kassav, je rêvais d’aller aux Antilles. Aujourd’hui en Afrique la musique congolaise a une place importante, mais on ne connait pas les artistes du Congo Brazzaville, à part Extra Musica. Je pense que le Congo où prend sa source la Rumba est un pays qui «égorge» beaucoup de talents. Un travail pour leur développement serait très important. Ici en France par exemple, on s’arrange à protéger leur culture avec ce système de quotas sur les médias.
Un message à faire passer aux jeunes congolais?
Le conseil que je donnerais aux jeunes congolais est de travailler dur et d’être plus ouvert aux autres artistes, sans pourtant perdre leur âme.
Par Monique-Rachel Kesseng
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