
Environ 43% des trafiquants des personnes adultes dans la sous-région se recrute principalement par des ressortissants du Congo-Brazzaville selon une étude
La République du Congo est la destination où la traite des personnes est plus observée dans la sous-région, une activité pratiquée à des fins d’exploitation économique informelle et sexuelle. C’est l’information qui est ressortie de l’atelier de restitution de l’étude sur le phénomène de la traite des personnes dans ce pays organisé le 18 janvier dernier à Brazzaville. L’étude menée à l’initiative de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), en partenariat avec l’UNICEF, l’UNFPA et le gouvernement congolais, conclut que 43% des trafiquants des victimes adultes sont principalement recrutés par des sujets du Congo-Brazzaville, suivis de ceux de la République Démocratique du Congo (RDC), du Bénin, du Cameroun et de la Centrafrique résidant au Congo. Quant aux trafiquants des victimes mineures, 39% sont recrutés pour la plupart par des sujets béninois vivant au Congo. Selon cette même étude, la majorité soit 43% des victimes, proviennent de la RDC, 28% de la République du Congo, 10% de la Centrafrique, 9% du Cameroun, 5% du Bénin et 5% du Mali. Ils sont âgés pour les adultes entre 18 et 30 ans, et pour les mineurs entre 12 et 18 ans.
Sur les causes de ce trafic, l’étude révèle que la traite des personnes est tributaire de la pauvreté, notamment le chômage des jeunes, le manque d’instruction et surtout le faible niveau d’éducation. La faible gouvernance, caractérisée par l’absence d’une loi spécifique sur ce phénomène, la mauvaise application des lois et des dispositions légales et l’inégalité des sexes ainsi que le manque de contrôle frontalier, font aussi partie des causes qui favorisent davantage l’expansion de la traite, selon le rapport. Présentée par les consultants Caroline Zwaenepoel et Rodrigue Abalao, cette étude sur la traite des personnes souligne qu’en dépit du cadre juridique international, régional, de la signature d’un accord de coopération bilatérale avec le Bénin et de la loi du 14 juin 2010 portant protection de l’enfant, la République du Congo, n’a pas encore une loi spécifique en la matière.
Pour pallier ce fléau qui menace dangereusement les familles et la sous-région, ce rapport propose quelques recommandations, entre autres, développer une coopération entre les ministères concernés, notamment ceux des affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité; de la justice et des droits humains ainsi que le ministère de l’intérieur et de la décentralisation; développer une stratégie et un plan d’action national; renforcer les mesures de contrôle aux frontières et promouvoir des formations spécifiques en matière de prévention, de répression de la traite et de protection des victimes de la traite en direction des acteurs clés dans ce domaine.
Cette étude a pour objectifs de dresser l’état des lieux du phénomène de la traite des personnes dans le pays, comprendre sa nature, analyser les réponses et des lacunes et formuler les recommandations.
La République du Congo est la destination où la traite des personnes est plus observée dans la sous-région, une activité pratiquée à des fins d’exploitation économique informelle et sexuelle. C’est l’information qui est ressortie de l’atelier de restitution de l’étude sur le phénomène de la traite des personnes dans ce pays organisé le 18 janvier dernier à Brazzaville. L’étude menée à l’initiative de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), en partenariat avec l’UNICEF, l’UNFPA et le gouvernement congolais, conclut que 43% des trafiquants des victimes adultes sont principalement recrutés par des sujets du Congo-Brazzaville, suivis de ceux de la République Démocratique du Congo (RDC), du Bénin, du Cameroun et de la Centrafrique résidant au Congo. Quant aux trafiquants des victimes mineures, 39% sont recrutés pour la plupart par des sujets béninois vivant au Congo. Selon cette même étude, la majorité soit 43% des victimes, proviennent de la RDC, 28% de la République du Congo, 10% de la Centrafrique, 9% du Cameroun, 5% du Bénin et 5% du Mali. Ils sont âgés pour les adultes entre 18 et 30 ans, et pour les mineurs entre 12 et 18 ans.
Sur les causes de ce trafic, l’étude révèle que la traite des personnes est tributaire de la pauvreté, notamment le chômage des jeunes, le manque d’instruction et surtout le faible niveau d’éducation. La faible gouvernance, caractérisée par l’absence d’une loi spécifique sur ce phénomène, la mauvaise application des lois et des dispositions légales et l’inégalité des sexes ainsi que le manque de contrôle frontalier, font aussi partie des causes qui favorisent davantage l’expansion de la traite, selon le rapport. Présentée par les consultants Caroline Zwaenepoel et Rodrigue Abalao, cette étude sur la traite des personnes souligne qu’en dépit du cadre juridique international, régional, de la signature d’un accord de coopération bilatérale avec le Bénin et de la loi du 14 juin 2010 portant protection de l’enfant, la République du Congo, n’a pas encore une loi spécifique en la matière.
Pour pallier ce fléau qui menace dangereusement les familles et la sous-région, ce rapport propose quelques recommandations, entre autres, développer une coopération entre les ministères concernés, notamment ceux des affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité; de la justice et des droits humains ainsi que le ministère de l’intérieur et de la décentralisation; développer une stratégie et un plan d’action national; renforcer les mesures de contrôle aux frontières et promouvoir des formations spécifiques en matière de prévention, de répression de la traite et de protection des victimes de la traite en direction des acteurs clés dans ce domaine.
Cette étude a pour objectifs de dresser l’état des lieux du phénomène de la traite des personnes dans le pays, comprendre sa nature, analyser les réponses et des lacunes et formuler les recommandations.
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