
Dans Lumières de Pointe-Noire, l'écrivain franco-congolais Alain Mabanckou raconte son retour à Brazzaville après une vingtaine d'année d'exil. Pour L'Express, il témoigne de son expérience.
L'écrivain franco-congolais Alain Mabanckou, professeur de littérature francophone en Californie et grand ordonnateur du festival, publie le formidable récit de son retour au pays vingt-trois ans après l'avoir quitté (Lumières de Pointe-Noire, Seuil). L'occasion d'ausculter en sa compagnie l'écrivain de l'exil.
Le départ
"Au Congo-Brazzaville, en 1989, il n'y avait pas de deuxième cycle de droit. Si l'on obtenait une bourse, on pouvait aller étudier en Union soviétique ou en France. Je suis parti à 23 ans, à Nantes puis à Paris, dans l'espoir, comme tous les Congolais, de revenir servir mon pays. Durant les toutes premières années, je n'ai pas pu faire le voyage retour, faute d'argent. Seuls les enfants de ministres ou de personnes aisées pouvaient se le permettre. Puis, comme une feuille qui voyage au gré du vent fertilise la terre sur laquelle elle tombe, je me suis installé dans mes habitudes. J'ai vécu en France comme si j'étais chez moi et, finalement, je me suis rendu compte que je serais aussi utile à mon pays de l'extérieur.
La mort de ma mère
Je n'ai pas assisté à son enterrement, en 1995, car aux problèmes d'argent se sont ajoutées la superstition et la peur. En fait je n'ai jamais su les circonstances de sa mort et n'ai jamais voulu le savoir, pour ne pas ouvrir les pages sombres. Dans ma tête, elle était là, vivante, obsessionnelle, lumineuse. Après, j'ai eu peur de voir tous ceux qui étaient présents aux funérailles et auprès de qui j'allais devoir me justifier ; peur, aussi, de retrouver les ombres du passé (...)
Lire l'intégralité de cet entretien sur Lexpress.fr
L'écrivain franco-congolais Alain Mabanckou, professeur de littérature francophone en Californie et grand ordonnateur du festival, publie le formidable récit de son retour au pays vingt-trois ans après l'avoir quitté (Lumières de Pointe-Noire, Seuil). L'occasion d'ausculter en sa compagnie l'écrivain de l'exil.
Le départ
"Au Congo-Brazzaville, en 1989, il n'y avait pas de deuxième cycle de droit. Si l'on obtenait une bourse, on pouvait aller étudier en Union soviétique ou en France. Je suis parti à 23 ans, à Nantes puis à Paris, dans l'espoir, comme tous les Congolais, de revenir servir mon pays. Durant les toutes premières années, je n'ai pas pu faire le voyage retour, faute d'argent. Seuls les enfants de ministres ou de personnes aisées pouvaient se le permettre. Puis, comme une feuille qui voyage au gré du vent fertilise la terre sur laquelle elle tombe, je me suis installé dans mes habitudes. J'ai vécu en France comme si j'étais chez moi et, finalement, je me suis rendu compte que je serais aussi utile à mon pays de l'extérieur.
La mort de ma mère
Je n'ai pas assisté à son enterrement, en 1995, car aux problèmes d'argent se sont ajoutées la superstition et la peur. En fait je n'ai jamais su les circonstances de sa mort et n'ai jamais voulu le savoir, pour ne pas ouvrir les pages sombres. Dans ma tête, elle était là, vivante, obsessionnelle, lumineuse. Après, j'ai eu peur de voir tous ceux qui étaient présents aux funérailles et auprès de qui j'allais devoir me justifier ; peur, aussi, de retrouver les ombres du passé (...)
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