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Des cas d’excision signalés dans la Likouala

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La présidente du Comité National des Droits de la Femme a rapporté le 5 mars dernier à Brazzaville, la présence de quelques cas d’excision dans ce département

La présidente du Comité National des Droits de la Femme(CONADF), Mme Germaine Onanga a rapporté le 5 mars dernier à Brazzaville, la présence de quelques cas d’excision sur les jeunes filles du département de la Likouala, à la frontière avec la République Centrafricaine (RCA). Mme Onanga a donné cette information sans autre précision, à l’occasion de la célébration en différée de la journée internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines, le 6 février dernier, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), sur le thème «Faire traduire l’adoption de la résolution des Nations Unies du 20 décembre 2012 interdisant les mutilations génitales féminines dans le monde». «Nous devons continuer à nous battre pour la dignité et le respect de l’appareil génital féminin qui donne la vie», a insisté la présidente de la CONADF lors de cette commémoration de cette 10ème journée dont le thème retenu au niveau national est «Ensemble disons non aux mutilations génitales féminines au Congo». En outre, Mme Onanga a condamné, sans préciser les statistiques, ces pratiques odieuses sur les jeunes filles et des filles au Congo, notamment dans les mariages mixtes dans le département de la Likouala. Elle a cité le cas d’une fille âgée de 10 ans, issue d’une famille dont le père est d’origine guinéenne, marié à une Congolaise. Ce dernier a profité de la séparation avec sa femme pour retirer la fille auprès de sa mère sous prétexte des vacances, pour procéder à l’excision.

A l’ occasion de cette journée, le Représentant Résident de l’UNFPA en République du Congo et directeur de la Représentation de l’UNFPA en République du Gabon, David Lawson, s’est indigné, dans son allocution lue par son représentant à cette cérémonie, Benoît Libali, de la gravité observée sur la persistance de ces pratiques qui touchent les plus vulnérables à travers le monde. «Ces mutilations remettent en cause avec force et violence l’identité culturelle et de genre des filles et des femmes», a-t-il dit. Chaque année dans le monde, près de 140 millions de filles et de femmes sont victimes d’excision, notamment en Afrique, dans certains pays d’Asie et au Moyen-Orient, dans certaines communautés immigrantes en Amérique et en Europe, a précisé M. Lawson. En Afrique, où se concentre la majorité, ce sont environ 92 millions de jeunes filles âgées de 18 ans et plus qui ont été victimes, a-t-il poursuivi, ajoutant que trois millions des filles sont menacées chaque année sur le continent. Les mutilations génitales sont considérées au plan mondial comme une violation des droits des jeunes filles et des femme, indique-t-on. Se référant à certaines informations, David Lawson a relevé que les mutilations génitales féminines sont pratiquées en République du Congo, dans les départements de la Likouala, de Brazzaville et Pointe-Noire mais aussi dans les communautés identiques. Ces mutilations, a-t-il fait remarquer, se pratiquent silencieusement et parfois, dans l’impunité totale dans de nombreux pays. L’absence des reportages et des enregistrements systématiques des faits, l’ignorance des populations sur les dispositions législatives et juridiques qui les protègent, la non-application des textes en vigueur favorisent la méconnaissance du phénomène et contribuent ainsi à ce qu’il perdure, a regretté le responsable onusien.

Malgré l’existence de ces pratiques au Congo, a reconnu David Lawson, l’excision ne s’inscrit pas dans la tradition ou la culture des Congolais. Ainsi, l’UNFPA qui s’est engagée depuis 2012 et avant la catastrophe du 4 mars 2012 qui a obligé cette agence onusienne à répondre à cette urgence, a réitéré son engagement pour soutenir le gouvernement congolais en mettant à sa disposition une expertise technique et son appui financier dans la réalisation d’une enquête sur l’excision. Pour sa part, la représentante du ministre de la promotion de la femme, Mme Yvette Lébondjo qui a choisi la langue locale pour bien faire passer son message, a invité les femmes à lutter contre cette discrimination basée sur le genre. Elle a exhorté les femmes à se lever dans l’unité afin d’arrêter ce phénomène, insistant que «la mère qui donne naissance ne devrait pas faire mal à sa progéniture».

De son côté, la présidente de la coordination des femmes musulmanes du Congo, Hadj Bopaka Kadidja a reconnu l’existence de ce phénomène dans le pays à travers les informations mises à sa disposition. Dans les enquêtes menées officieusement auprès des femmes musulmanes, notamment à Brazzaville, ces dernières n’ont pas confirmé la pratique de l’excision dans la ville.


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