Vendredi 7 mars 2014. salle de conférences du C.c.r (Centre culturel russe) de Brazzaville a servi de cadre à la projection de deux films documentaires d’auteurs congolais.

Le premier, intitulé «Darcia», d’une durée de 45 minutes, est une signature de Hyacinthe Mienandi. Le second, titré «Talents molato», qui dure 32 minutes, porte l’estampille d’Arthur Ve Batoumoueni. La projection de ces films s’est déroulée en présence de Sauve Gérard Ngoma Malanda, conseiller aux arts figuratifs du ministre de la culture et des arts, de Sébastien Kamba, président du Corecic, de quelques réalisateurs de cinéma et autres amoureux de cet art.
Tous les deux films à l’honneur, ce jour, reflètent des faits de société. Le premier, «Talents molato», d’Arthur Ve Batoumoueni, traduit l’espoir des couturiers congolais qui ont encore beaucoup d’efforts à fournir. Les différentes créations vestimentaires présentées dans ce film ont été, pour la plupart, celles des femmes. Et cela n’a pas manqué de séduire les spectateurs.
«Darcia», de Hyacinthe Mienandi, présente une fille orpheline plongée dans une timidité inouïe, dès son bas âge. Ses parents ayant été arrachés à la vie, pendant les tristes évènements que le Congo a connus en 1997. Et comme dans toute œuvre d’art, les critiques et les suggestions des participants ne se sont pas fait attendre. C’est une évidence, surtout en ce qui concerne le premier film où la femme expose les parties intimes de son corps.
Le retard que connaît le cinéma congolais peut s’expliquer par les modestes moyens dont disposent les réalisateurs. Les collections de Nice Batamio, Espérance Malonga sont à encourager, à entendre les participants. Rien à reprocher au deuxième film qui a, plutôt, suscité de la pitié à l’égard des spectateurs, à cause du traumatisme causé par la guerre.
Pour la petite histoire, le Comité de relance du cinéma congolais a été créé en 2008. Les objectifs que s’est fixé ce comité sont, entre autres, de regrouper tous les cinéastes congolais, afin de mener une lutte commune; et ce n’est que de cette façon que le cinéma congolais pourra être réhabilité, un cinéma qui a pris un coup avec la prolifération des films vidéo, nous a confié Sébastien Kamba. Et d’ajouter:«Nous avons très vite compris que si nous ne travaillons pas ensemble, nous ne pourrons pas promouvoir le cinéma congolais. Nous voulons donner une réponse au vide créé par l’Etat. Notre première activité a eu lieu en avril 2008 et deux mois durant, nous avons sensibilisé la population et les pouvoirs publics sur l’importance du cinéma, à travers la télévision congolaise. En fait, c’était une interpellation de l’Etat, afin qu’il vienne en aide aux réalisateurs congolais. Malheureusement, nous n’avons pas encore reçu un écho favorable. Le cri du cœur des membres du Corecic est clair: devenir un partenaire de l’Etat congolais, en ce qui concerne la promotion du cinéma congolais. Cette activité a bien commencé, mais aujourd’hui, elle est en déclin, parce que l’Etat nous a tourné le dos».
Victor GUEMBELA
Tous les deux films à l’honneur, ce jour, reflètent des faits de société. Le premier, «Talents molato», d’Arthur Ve Batoumoueni, traduit l’espoir des couturiers congolais qui ont encore beaucoup d’efforts à fournir. Les différentes créations vestimentaires présentées dans ce film ont été, pour la plupart, celles des femmes. Et cela n’a pas manqué de séduire les spectateurs.
«Darcia», de Hyacinthe Mienandi, présente une fille orpheline plongée dans une timidité inouïe, dès son bas âge. Ses parents ayant été arrachés à la vie, pendant les tristes évènements que le Congo a connus en 1997. Et comme dans toute œuvre d’art, les critiques et les suggestions des participants ne se sont pas fait attendre. C’est une évidence, surtout en ce qui concerne le premier film où la femme expose les parties intimes de son corps.
Le retard que connaît le cinéma congolais peut s’expliquer par les modestes moyens dont disposent les réalisateurs. Les collections de Nice Batamio, Espérance Malonga sont à encourager, à entendre les participants. Rien à reprocher au deuxième film qui a, plutôt, suscité de la pitié à l’égard des spectateurs, à cause du traumatisme causé par la guerre.
Pour la petite histoire, le Comité de relance du cinéma congolais a été créé en 2008. Les objectifs que s’est fixé ce comité sont, entre autres, de regrouper tous les cinéastes congolais, afin de mener une lutte commune; et ce n’est que de cette façon que le cinéma congolais pourra être réhabilité, un cinéma qui a pris un coup avec la prolifération des films vidéo, nous a confié Sébastien Kamba. Et d’ajouter:«Nous avons très vite compris que si nous ne travaillons pas ensemble, nous ne pourrons pas promouvoir le cinéma congolais. Nous voulons donner une réponse au vide créé par l’Etat. Notre première activité a eu lieu en avril 2008 et deux mois durant, nous avons sensibilisé la population et les pouvoirs publics sur l’importance du cinéma, à travers la télévision congolaise. En fait, c’était une interpellation de l’Etat, afin qu’il vienne en aide aux réalisateurs congolais. Malheureusement, nous n’avons pas encore reçu un écho favorable. Le cri du cœur des membres du Corecic est clair: devenir un partenaire de l’Etat congolais, en ce qui concerne la promotion du cinéma congolais. Cette activité a bien commencé, mais aujourd’hui, elle est en déclin, parce que l’Etat nous a tourné le dos».
Victor GUEMBELA
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