BRAZZAVILLE - Au moins trois policiers congolais et quatre délinquants présumés originaires de la République démocratique du Congo (RDC) ont été tués lors d'une interpellation à Owando, à plus de 500 km au nord de Brazzaville, a-t-on appris de sources policière et militaire.
Samedi soir, le porte-parole du gouvernement de la RDC, Lambert Mende, a déclaré que l'un de ses ressortissants tués pourrait être l'ex-chef de guerre Udjani Mangbama, qui était actif dans la province de l'Equateur (Nord-Ouest) avant de se réfugier au Congo, et dont Kinshasa réclamait en vain l'extradition depuis 2010.
Ce matin, une interpellation a mal tourné à Owando: deux capitaines et un brigadier-chef de notre police ont été abattus par des hommes originaires de la RDC armés de gourdins, de machettes et de deux fusils automatiques, a indiqué auparavant à l'AFP une source à la direction générale de la police à Brazzaville.
Les policiers tués étaient partis, à l'aube, interpeller ces RD Congolais qui seraient impliqués dans des actes de violences et de braquage enregistrés ces dernières semaines à Owando, a ajouté cette source.
L'information a été confirmée par une autre source sur place à la zone militaire de défense d'Owando, soulignant que la ville est en émoi.
Après leur forfait, les assaillants ont pris la fuite et, dans leur course, braqué un véhicule appartenant à une compagnie chinoise de travaux publics, selon la police.
Un guet-apens leur a été tendu par la force de l'ordre à Obouya (à 60 kilomètres d'Owando). Une fusillade a éclaté: quatre assaillants ont été abattus; quatre autres ont été arrêtés et huit autres ont pris la fuite dans une zone marécageuse, a affirmé encore la police, faisant état de nombreux blessés.
A Kinshasa, le porte-parole du gouvernement, M. Mende a déclaré que le chef de guerre Udjani (...) que le Congo Brazzaville refusait d'extrader, a tué quatre policiers du Congo Brazzaville ce matin à Owando au cours d'un contrôle de routine. Grièvement blessé lors de la fusillade qu'il a provoqué, il serait mort cet après-midi.
Les autorités de la RDC sont surprises et préoccupées d'apprendre qu'Udjani était en liberté d'errer, ajoute un communiqué lu à la télévision publique samedi soir.
Une délégation de la RDC envoyée au Congo doit certifier si M. Mangbama est bel est bien décédé.
Fin 2009, un conflit a éclaté entre les Enyele, emmenés par M. Mangbama, et les Munzaya. Les deux ethnies se disputaient au sujet de la gestion d'étangs poissonneux.
Le conflit, achevé en avril 2010 après s'être propagé à une partie de l'Equateur, a fait au moins 270 morts et poussé quelque 200.000 personnes à fuir, dont plus de la moitié au Congo, 20.000 en Centrafrique et les autres à l'intérieur de l'Equateur.
En février, le président de la RDC Joseph Kabila a promulgué une loi d'amnestie pour faits insurrectionnels, faits de guerre et infractions politiques.
Plusieurs personnes accusées d'avoir participé au mouvement d'Udjani Mangbama ont bénéficié de cette amnistie après avoir signé un acte d'engagement à ne pas récidiver.
(©AFP)
Ce matin, une interpellation a mal tourné à Owando: deux capitaines et un brigadier-chef de notre police ont été abattus par des hommes originaires de la RDC armés de gourdins, de machettes et de deux fusils automatiques, a indiqué auparavant à l'AFP une source à la direction générale de la police à Brazzaville.
Les policiers tués étaient partis, à l'aube, interpeller ces RD Congolais qui seraient impliqués dans des actes de violences et de braquage enregistrés ces dernières semaines à Owando, a ajouté cette source.
L'information a été confirmée par une autre source sur place à la zone militaire de défense d'Owando, soulignant que la ville est en émoi.
Après leur forfait, les assaillants ont pris la fuite et, dans leur course, braqué un véhicule appartenant à une compagnie chinoise de travaux publics, selon la police.
Un guet-apens leur a été tendu par la force de l'ordre à Obouya (à 60 kilomètres d'Owando). Une fusillade a éclaté: quatre assaillants ont été abattus; quatre autres ont été arrêtés et huit autres ont pris la fuite dans une zone marécageuse, a affirmé encore la police, faisant état de nombreux blessés.
A Kinshasa, le porte-parole du gouvernement, M. Mende a déclaré que le chef de guerre Udjani (...) que le Congo Brazzaville refusait d'extrader, a tué quatre policiers du Congo Brazzaville ce matin à Owando au cours d'un contrôle de routine. Grièvement blessé lors de la fusillade qu'il a provoqué, il serait mort cet après-midi.
Les autorités de la RDC sont surprises et préoccupées d'apprendre qu'Udjani était en liberté d'errer, ajoute un communiqué lu à la télévision publique samedi soir.
Une délégation de la RDC envoyée au Congo doit certifier si M. Mangbama est bel est bien décédé.
Fin 2009, un conflit a éclaté entre les Enyele, emmenés par M. Mangbama, et les Munzaya. Les deux ethnies se disputaient au sujet de la gestion d'étangs poissonneux.
Le conflit, achevé en avril 2010 après s'être propagé à une partie de l'Equateur, a fait au moins 270 morts et poussé quelque 200.000 personnes à fuir, dont plus de la moitié au Congo, 20.000 en Centrafrique et les autres à l'intérieur de l'Equateur.
En février, le président de la RDC Joseph Kabila a promulgué une loi d'amnestie pour faits insurrectionnels, faits de guerre et infractions politiques.
Plusieurs personnes accusées d'avoir participé au mouvement d'Udjani Mangbama ont bénéficié de cette amnistie après avoir signé un acte d'engagement à ne pas récidiver.
(©AFP)
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