Les événements survenus à Burkina Faso, et qui ont poussé l’ancien Président Blaise Compaoré à la démission, demeurent la question brûlante qui préoccupe les politiques congolais. Les conversations et les réunions de réflexion se multiplient à ce propos.

Il n’est pas resté aphone. C’est Joseph Olenghankoy, Président de la plate forme Débout Congolais, DECO en sigle. Le mardi, 11 novembre 2014, à Kinshasa, il a tenu une réunion politique qui a regroupé beaucoup de membres de son parti, les Fonus, des représentants des partis politiques de l’opposition et associations membres du DECO, ainsi que des congolais se recrutant dans toutes les couches sociales, pour les haranguer sur la problématique de la révision ou du changement de la constitution en République Démocratique du Congo. Alors que la révision de la Constitution a provoqué des soulèvements au Burkina Faso, et agite quelques pays du continent africain, l’autorité morale des FONUS et Président du DECO, ne croit pas à la propagation du virus burkinabé en République Démocratique du Congo. Ne partageant pas la même conviction que certains de ses compatriotes, ce grand homme politique a, au cours de cette rencontre, sensibilisé le peuple congolais en leur disant qu’il est hors de question de mettre sous le même diapason le cas du Burkina Faso à celui de la RDC. Et pour cause ! La RDC fait l’objet de convoitise depuis plusieurs années, à cause de ses potentialités du sol et du sous sol, et qui font même que les yeux de puissances du monde soient braqués sur lui. « La révolution Burkinabaise a mis deux jours seulement, et tout est revenu en ordre, si bien que Blaise Compaoré était contraint à la démission. Aucun des pays voisins du Burkina Faso, à l’instar de la Côte d’Ivoire, n’a cherché à l’envahir pour s’en accaparer. Si un tel soulèvement se produisait en RDC, nous ne sommes pas convaincus qu’il pourrait prendre deux jours. On pourrait risquer des invasions partout… cautionner les troubles dans notre pays, c’est donner l’occasion à nos ennemis de le balkaniser», a-t-il indiqué.
Dans sa conclusion, Olenghankoy a donc rassuré ses partisans qu’il n’y aura pas de Burkina Faso en RDC, car ces deuxpays (RDC et Burkina Faso) n’ont pas les mêmes réalités sociopolitiques, culturelles, moins encore les mêmes intérêts. La prise de conscience de chaque congolais s’avère indispensable en face d’une telle situation, laisse-t-on entendre.
Lauriane Landu
Dans sa conclusion, Olenghankoy a donc rassuré ses partisans qu’il n’y aura pas de Burkina Faso en RDC, car ces deuxpays (RDC et Burkina Faso) n’ont pas les mêmes réalités sociopolitiques, culturelles, moins encore les mêmes intérêts. La prise de conscience de chaque congolais s’avère indispensable en face d’une telle situation, laisse-t-on entendre.
Lauriane Landu
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