
Coup de tonnerre au Palais des Congrès de Brazzaville où se tenait, jeudi après-midi, la cérémonie d’ouverture du Festival « Etonnants voyageurs ». Alors que l’équipe du Festival, hommes et femmes de lettres, universitaires et plusieurs invités attendent le discours du ministre de la Culture, Jean-Claude Gakosso, une « étonnante voyageuse » se lève, bondit sur la scène, s’empare du micro et interpelle Alain Mabanckou, co-directeur de cet événement culturel, sur le sort des familles sinistrées vivant sous des tentes dans l’enceinte de la Mairie de Makelekele.
Un retour brutal à la réalité du Congo inattendu mais très applaudi par des festivaliers plutôt attentifs. Il faut dire que cet après-midi-là, l’ «étonnante voyageuse » n’avait pas sa langue dans sa poche. S’excusant d’emblée de s’imposer ainsi sans y avoir été invitée, cette dernière a interpellé l’écrivain congolais en ces termes : « Monsieur Alain Mabanckou, vous avez amené Etonnants voyageurs, c’est une bonne chose. Mais ce qu’il y a d’étonnant, c’est que vous n’évoquez pas les questions les plus importantes, les plus urgentes aujourd’hui dans notre pays », a-t-elle souligné. Avant de préciser qu’ «il y a 400 familles sinistrées dans la cours de la mairie de Makelekele qui dorment sous des tentes, familles, mères et enfants. Et rien ne se fait. Ce n’est pas normal. En tant qu’écrivain, vous devez prendre fait et cause pour ces familles. Mais aucun mot n’a été dit et aucune décision n’est prise, cela m’indigne en tant qu’écrivaine ». (Applaudissements de la salle).
Elle poursuit : « Ce sont des Congolais, ce ne sont pas des étrangers. Logez-les dans les hôtels, pourquoi pas ! Le Congo en a les moyens. Nous sommes un pays pétrolier, nous avons des richesses, pourquoi les Congolais souffrent ? Pourquoi un Congolais doit il dormir dehors ? Pourquoi cette indifférence ? », s’est-elle interrogée sous les ovations de la salle.
Il est à rappeler que cette manifestation, qui réunit plusieurs écrivains, cinéastes, photographes et musiciens sous le signe « L'Afrique qui vient » , s’achève ce dimanche à Brazzaville.
Martin Kambissi
Voir programme du jour Ici
Un retour brutal à la réalité du Congo inattendu mais très applaudi par des festivaliers plutôt attentifs. Il faut dire que cet après-midi-là, l’ «étonnante voyageuse » n’avait pas sa langue dans sa poche. S’excusant d’emblée de s’imposer ainsi sans y avoir été invitée, cette dernière a interpellé l’écrivain congolais en ces termes : « Monsieur Alain Mabanckou, vous avez amené Etonnants voyageurs, c’est une bonne chose. Mais ce qu’il y a d’étonnant, c’est que vous n’évoquez pas les questions les plus importantes, les plus urgentes aujourd’hui dans notre pays », a-t-elle souligné. Avant de préciser qu’ «il y a 400 familles sinistrées dans la cours de la mairie de Makelekele qui dorment sous des tentes, familles, mères et enfants. Et rien ne se fait. Ce n’est pas normal. En tant qu’écrivain, vous devez prendre fait et cause pour ces familles. Mais aucun mot n’a été dit et aucune décision n’est prise, cela m’indigne en tant qu’écrivaine ». (Applaudissements de la salle).
Elle poursuit : « Ce sont des Congolais, ce ne sont pas des étrangers. Logez-les dans les hôtels, pourquoi pas ! Le Congo en a les moyens. Nous sommes un pays pétrolier, nous avons des richesses, pourquoi les Congolais souffrent ? Pourquoi un Congolais doit il dormir dehors ? Pourquoi cette indifférence ? », s’est-elle interrogée sous les ovations de la salle.
Il est à rappeler que cette manifestation, qui réunit plusieurs écrivains, cinéastes, photographes et musiciens sous le signe « L'Afrique qui vient » , s’achève ce dimanche à Brazzaville.
Martin Kambissi
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